Prière avec les 108 noms de Shri Uchchishtagananatha
Hymne de 108 noms louant Ucchiṣṭa Gaṇapati, forme tantrique de Gaṇeśa, composé par l’ascète Rāmānandendra Sarasvatī Svāmigal.
Vers
C’est l’hymne des 108 noms d’Ucchiṣṭa Gaṇapati (Gaṇeśa), qui l’adore comme l’arbre à souhaits (Kalpavṛkṣa) pour ses dévots, le fils bien-aimé de la Mère Pārvatī, le créateur et le destructeur de l’univers, le Seigneur des six chakras et le Dieu suprême du Tantra et du Mantra.
La récitation dévote de cet hymne écarte tous les obstacles et conduit à la libération.
Worship Guidelines & Chanting Benefits (Phalashruti)
Tous les jours ou lors des jours lunaires sacrés
Brahma Muhurta (4h00 – 6h00) ou au crépuscule
Lampe de ghee, encens, fleurs fraîches et offrande d'eau
- Paix de l'esprit, élévation spirituelle et harmonie dans le foyer
Contexte
Cet hymne est une nāmāvalī, une litanie de 108 noms, adressée chacun à Ucchiṣṭa Gaṇapati. Le mot ucchiṣṭa signifie « ce qui reste », et dans le culte tantrique il désigne une forme particulière de Gaṇeśa. Les tantras et les traditions yogiques sont l’univers de cet hymne. Ses noms évoquent les mantras, les yantras et les centres subtils du corps, mais ils louent aussi Gaṇeśa comme le seigneur qui protège les dévots en danger et accorde ce qu’ils désirent sincèrement. L’édition de Sanskrit Documents se clôt par un colophon qui attribue l’œuvre à l’ascète Śrī Rāmānandendra Sarasvatī Svāmigal, avec le lieu et l’année Shāntāśrama, Thanjavur, 1959. C’est la seule attribution que le texte donne, et c’est celle qui est reprise ici. Chacun des 108 noms se termine par le même refrain, namo namaḥ, si bien que l’hymne se chante sur un rythme régulier de salutations. Appartenant à une voie tantrique spécialisée, il est traditionnellement abordé sous la conduite d’un maître.
Le saviez-vous ?
Un refrain, 108 noms
Chaque nom commence par Om et se termine par namo namaḥ, et le texte de Sanskrit Documents les numérote de 1 à 108. Le dernier nom, le numéro 108, est Ucchiṣṭa-gaṇanātha, Maheśa, Seigneur des gaṇa et Grand Seigneur.
Des récits dans les noms
Le nom 29 rappelle la défense brisée dont il se servit pour écrire le Bhārata, c’est-à-dire le Mahābhārata, et le nom 32 affirme que Bāṇa, Rāvaṇa et Caṇḍīśa l’ont adoré. Le nom 40 dit qu’il a joué avec le sommet du mont Kailāsa comme avec une balle, et le nom 82 mentionne la fille de Mataṅga comme son épouse.
Guérisseur et protecteur
Le nom 19 le présente comme celui qui apaise des maladies telles que la lèpre, le nom 20 comme celui qui fait taire la parole des contradicteurs hostiles, et le nom 21 comme le destructeur des rites nuisibles dirigés contre les dévots. Le nom 22 promet la libération par la seule récitation de son mantra accompagnée de méditation.
Mantras et yantra
Les noms 84 à 92 évoquent le siège en yantra à six angles, un mantra de quatre-vingt-quatorze lettres et des syllabes-germes comme hūṃ, gaṃ, klaṃ et glaṃ ; le nom 91 mentionne un mantra de trente-deux lettres. C’est le cœur tantrique de l’hymne.
Une montée à travers le corps
Les noms 95 à 107 remontent le corps subtil, du centre racine (mūlādhāra) et du lotus à quatre pétales, par le canal suṣumnā et l’espace entre les sourcils, jusqu’au sahasrāra aux mille pétales. Les derniers noms vont au-delà du son et du point (nāda et bindu), là où l’esprit se calme.
Ganesh
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